À propos de l’efficacité des barrières contre le suicide

le vendredi 6 septembre 2019

Selon ce que rapporte le quotidien Le Devoir, les concepteurs du nouveau pont Samuel-De Champlain n’ont pas hésité un instant lorsque la question de l’installation des barrières antisuicides a été soulevée. C’est que contrairement à l’ancienne structure – qui n’était pas accessible aux piétons et aux cyclistes –, le nouveau pont est doté d’une piste multifonctionnelle. La question était donc pertinente.

La clôture dissuasive installée sur le pont Jacques-Cartier en 2004, a prouvé maintes fois son efficacité. Le nombre de suicides a diminué d’un peu plus de 30% et rien ne démontre un déplacement des gestes vers d’autres lieux. Il en est sensiblement de même pour les structures de type similaire un peu partout en Amérique du Nord.

Évaluées à 10,5 M$ pour l’ensemble du projet, ces barrières sont constituées de tiges verticales en acier inoxydable soutenues par des poteaux en acier galvanisé. Vis-à-vis les quatre belvédères, les tiges verticales sont remplacées par des panneaux de plexiglas afin de préserver la vue sur le fleuve Saint-Laurent et le centre-ville de Montréal.

En plus de la clôture métallique, des caméras de surveillance et des téléphones d’urgence ont été installés tout le long de la piste multifonctionnelle afin de permettre une intervention rapide des services d’urgence.

L’installation des barrières contre le suicide sur le pont Samuel-De Champlain devrait être complétée au cours de l’automne.