REM : essais et mesures de réduction de bruit sur la Rive-Sud

le vendredi 28 octobre 2022

En vue de la mise en service reportée au printemps du tronçon Rive-Sud du Réseau express métropolitain (REM), des essais dynamiques débuteront en novembre pour tester l’ensemble des composantes du réseau entre Brossard et la Gare centrale.

Les tests auront lieu la semaine et parfois la fin de semaine. L’équipe du Réseau express métropolitain avise qu’ils pourraient commencer tôt et se terminer tard en soirée, et ce, jusqu’au printemps. 

«Les essais débuteront à une cadence modérée pour s’accélérer dans les prochaines semaines et les prochains mois», informe-t-on.

Ces essais seront suivis, en 2023, d’une marche à vide d’une durée d’un mois qui servira à tester les opérations. Le réseau fonctionnera ainsi selon les horaires prévus au moment de la mise en service, soit environ 20 heures par jour. Il n’y aura toutefois aucun passager. 

«Une fois la fiabilité requise atteinte, le REM pourra ouvrir au public», indique-t-on.

Réduction du bruit

Des mesures ont été mises en place «à la source» pour réduire le bruit lors des passages de voitures.
Ainsi, un métal spécialement traité et un graisseur de roue empêcheront le bruit de crissement dans les courbes. 
De plus, le fait que les rails aient été soudés sur toute la ligne évitera le bruit récurrent de choc entre la roue et le rail que l’on entend sur les voies ferrées conventionnelles.

La motorisation 100% électrique et un support de caoutchouc sous la voie contribueront aussi à rendre le passage des voitures moins bruyant.

Une analyse du climat sonore a comparé le climat sonore actuel à celui avec l’ajout du REM, afin de savoir s’il y avait un «écart significatif» entre les deux. Aux endroits où c’était le cas, des murs antibruit ont été ajoutés le long du tracé.
«Ces murs sont localisés près des rails, afin d’absorber le bruit à la source, ce qui permet d’en réduire la hauteur», explique Réseau express métropolitain.

«L’impact sonore du REM peut être imperceptible, c’est-à-dire que le bruit émis par le passage de la voiture du REM peut se fondre dans le bruit ambiant existant, tel le bruit de l’autoroute, relève-t-on aussi. À certains endroits, sur la Rive-Sud ou dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, à titre d’exemple, le bruit du passage du REM se fond dans le bruit ambiant de l’A10 et l’A40.»

Un programme de suivi veillera à apporter au besoin des mesures correctives lorsque le REM sera en service.